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La SADC de Pierre-De Sorel mise sur l’écocollectivité
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Président de la SADC, René Lachapelle consacrera ses efforts à faire avancer les projets qui naitront de l'écocollectivité sur le territoire de la MRC de Pierre-De Sorel. « 2010 n'a pas été vraiment stimulant pour nous et il nous faudra puiser ailleurs que dans la politique l'énergie de construire. L'écocollectivité est un projet rassembleur car des gens ont fait le choix d'avancer. Les deux forums tenus en 2010 en ont dit long sur ce potentiel. Ça ne sera pas facile mais intéressant », affirme-t-il, cependant confiant dans les gens.

Innover n’est jamais facile et demande du temps et de la créativité. « L’exemple de Ferrivov en est un qui rencontre continuellement des embûches auxquelles nous devrons trouver des solutions. On a commencé à parler de développement local il y a 25 ans. On a établi un plan de revitalisation à long terme pour faire avancer les choses et les collectivités œuvrent de même. Ce que je vois aujourd'hui c'est qu'on a fait des choix ensemble mais ces choix ont probablement été mal compris. Le cas des matières résiduelles en est l'exemple flagrant: on a mis des années de consultation à monter ce projet qui a été défait alors même qu'on arrivait à le réaliser. Les élus ont choisi de tout recommencer. Si des citoyens plus mobilisés le veulent, on arrivera à quelque chose. Mais on devra aussi payer pour le retard pris dans ce dossier. »

Le défi à relever est donc d'accroître la participation des citoyens partout, dit-il. Mais ingrédient essentiel à cette participation, est l’enthousiasme des initiateurs qui aura son effet d'entraînement. «Pour le moment, on ne connaît pas de porteurs de projet collectif qui enthousiasment. Les avancés de l'écocollectivité permettront un progrès. En avril, on aura à faire des choix collectifs. Je mise là-dessus pour la suite des choses. Car je suis convaincu que lorsque les citoyens comprennent bien les enjeux, ils emboiteront le pas. Soyons réalistes. Je souhaite qu'en 2011 nous ayons encore à cœur la relance économique. Une relance qui mise sur la diversité. »

Ne jamais être pris au dépourvu

Pour ce, il faut apprendre d'expériences malheureuses comme celle d’Électrolux qui, parce qu'on lui a offert 130 M$ en cadeau s'installera aux États-Unis alors que son usine québécoise était rentable, croit-il. « On peut penser la même chose du chantier naval de Marine Industrie qui a été déménagé au Nouveau-Brunswick quand le fédéral l'a décidé. Il ne faut pas mettre de l’avant des projets par peur des catastrophes mais il faut agir pour ne jamais être pris au dépourvu. Et pour cela, il faut comprendre la situation et les enjeux. Valoriser les enjeux qu’on a. Je suis optimiste parce que je pense qu'on peut préparer l'avenir en tenant compte de ce qui se passe ailleurs. Comme intervenants, on voit venir des choses et cela donne de l'espoir. Un espoir dont on ne peut pas toujours parler sur la place publique tant que les projets ne sont pas certains. Mais il faudrait arriver à plus de transparence et pouvoir au moins laisser entendre ce sur quoi on travaille et ce sans mettre en péril les projets. Le défi à relever est de se donner une responsabilité plus grande qu'avant. Et assurer le développement local en travaillant plus fort encore, en évitant le cynisme qui maintient dans l'immobilisme. »

Source: 1/11/2011, Les 2 Rives, Louise Grégoire-Racicot

 
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